BRIGITTE, NESTOR



La naissance de notre petite fille, Laurine, a été un moment de joie intense. Le diagnostic rapide d’une transposition des gros vaisseaux au niveau du cœur, nécessitant une intervention chirurgicale en urgence, a terni ce bonheur.

Une pression pulmonaire très élevée a été décelée un an plus tard. Elle a nécessité un traitement médical lourd, à vie, évoluant dans le temps.

L’état de santé de Laurine s’est fortement aggravé vers l’âge de 10 ans. Elle a subi un tourbillon de rendez vous médicaux, de soins, d’hospitalisations qui ont emporté une partie de son enfance. Nous avons vécu au rythme de Laurine et partagé avec elle des moments d’angoisse et d’espoir à la fois. C’est notre petite fille qui nous encourageait et nous remontait le moral par sa bonne humeur, sa joie de vivre, son tempérament de battante et sa maturité acquise face à la maladie.

A l’âge de 12 ans, son état de santé s’est brutalement dégradé. Une intervention chirurgicale était programmée pour ralentir l’évolution de sa pathologie dans l’attente d’une greffe « cœur poumons ».

Malheureusement, Laurine, exténuée, a abandonné le combat 2 mois plus tard pour rejoindre l’autre rive. Nous avons été anéantis par son départ. Notre petite fille, partie à la fleur de l’âge, nous a donné une leçon de courage qui nous a motivés dans la lutte pour le don d’organes.

Si un décès brutal se produisait dans notre entourage, les médecins nous demanderaient d’accepter un prélèvement d’organes en vue d’une transplantation. Nous serions démunis devant une telle décision à prendre dans l’immédiat.

S’il s’agit d’un adulte, d’un conjoint, d’un père, d’une mère, le choix serait vraisemblablement moins difficile que s’il s’agissait d’un enfant parce qu’un enfant est notre chair et représente l’innocence.

Nous ne devons pas hésiter à informer notre entourage de notre engagement. Nous devons également sensibiliser nos amis, nos relations sur ce sujet par des discussions en petit comité ou par des campagnes de sensibilisation..

Toute personne est un donneur potentiel excepté si elle porte sur elle un document refusant tout prélèvement. Avoir sur soi une carte de donneur peut aider la famille à qui on demandera toujours l’accord.

Accepter de faire don de ses organes est un geste généreux pour que la vie continue.

ENSEMBLE OEUVRONS POUR LE DON D’ORGANES.


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