Soline et Christian - J’AI FAILLI PERDRE UN PROCHE DE 39 ANS



8 jours pleins sous circulation corporelle en attente d’un cœur à greffer à l’âge de 39 ans : il faut avoir connu ce cas familial proche pour se rendre compte de l’extrême acuité de la pénurie de greffons qui a coûté la vie à 553 patients en 2015. C’est inacceptable ! Cela, parce qu’on perd 25% de donneurs potentiels par suite de l’opposition de la famille, il est vrai éprouvée par un décès subit.


La loi bioéthique repose sur l’anonymat, la gratuité et le consentement, désormais présumé sauf en cas de refus exprimé soit sur un registre national des refus, soit en ayant informé ses proches. Mais dans la pratique, les enquêtes d’opinion montrent que seuls 5% des français sont hostiles au don d’organes, alors que le taux de refus a encore atteint 30.5% en 2017.

Comme France ADOT, je plaide pour que la Loi reconnaisse la valeur du consentement exprimé par tout support (registre national, carte de donneur, case à cocher sur la carte vitale ou la carte d’identité). Tout moyen porterait témoignage fort de l’engagement personnel en faveur du don d’organes, et faciliterait le consentement de la famille.

Chaque année en France on compte environ 500 greffes cardiaques, pour 2 000 inscrits en liste d’attente. Pour l’ensemble des organes, ce fut en 2016 5891 greffes pour 14 000 demandeurs.

Comment augmenter le nombre de donneurs ?
- Valoriser le don par des campagnes annuelles de communication à destination du grand public (comme l’a déjà fait le Rotary), des écoles, des médecins de famille ;
- Favoriser toute expression de volonté de don de son vivant ;
- Former les équipes médicales de prélèvement à l’accompagnement des familles.

Ce témoignage personnel sur l’appel au don d’organes cadre parfaitement avec le thème du don de soi comme marque de l’année du Président Pascal TEITE du club Rotary de Cassel / Wormhout en Flandre (59).


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